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    March 04

    Le pouvoir d'achat

    Le Pouvoir d'achat

    Expression étrange dans laquelle le mot "pouvoir" ne s'associe pas vraiment aux consommateurs que nous sommes, mais plutôt aux grandes entreprises de l'agro-alimentaire, aux grands distributeurs, aux multinationales, aux spéculateurs ainsi qu'à nos hommes politiques qui s'entendent tous pour nous "tondre la laine sur le dos".

    En effet, eux seuls détiennent le pouvoir de s'en mettre plein les poches en nous les vidant !

    Je vous propose mon analyse de la situation dans laquelle nous sommes devenus, malgré nous, les pauvres victimes. C'était inéluctable ! Avec la mondialisation, nous sommes entrés dans un monde régi uniquement par la loi de la jungle. Le plus gros bouffe le plus petit ! Nos gouvernants ne peuvent s'y opposer par respect des règles de l'OMC, à propos desquelles, ils ont contribuées. Pire ! Nos hommes politiques se sont laissé entrainer (pour ne pas dire corrompre), par de puissants lobbys, pour promulguer des lois sur le commerce qui favorisent les intérêts des multinationales au détriment de celui des consommateurs (Loi GALLAND, Loi RAFFARIN).

    En France, la cause de notre manque d'argent et de la hausse importante des produits de première nécessité tiennent, selon moi, en 5 points:

    1 - La mondialisation, début des années 1990

    2 - La loi Galland en 1996

    3 - La loi Raffarin en 1996

    4 - La loi Aubry sur les 35 heures en 1998

    5 - Le passage à l'Euro en 2002

    LA MONDIALISATION

    La mondialisation a réellement été mise en œuvre au début des années 90, après la chute du mur de Berlin et le délitement de l'empire soviétique. Idéologiquement, la planète devient un gros village dans lequel l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et le FMI (Fond Monétaire International) font la loi. Mondialement parlant, c'est un grand marché où tout est négociable: les ressources, les biens, les personnes. Il n'y a que l'air que nous respirons qui n'est pas encore commercialisable, bien que !... Tout a été mis en œuvre pour faciliter les conditions de transaction entre les acteurs. Plus de douane, libre circulation des fonds, etc.

    La mondialisation a permis aux entreprises de production de fabriquer au moindre coût, grâce aux très bas salaires des pays pauvres et, ainsi, de maintenir une pression de petits salaires sur les travailleurs des pays industrialisés en les menaçant de licenciements ou de délocalisations, affaiblissant, par conséquent, leur pouvoir d'achat.

    En faisant travailler les pays émergeants dénués de lois sociales, les multinationales engendrent ainsi un  phénomène appelé: "de dumping social" par rapport aux pays civilisés dans lesquels existent de nombreuses lois dans ce domaine. Par contre, le peu de pouvoir d'achat concédé aux millions de travailleurs "exotiques" leur donne, malgré tout, la possibilité de consommer beaucoup plus qu'auparavant et à leurs nations de se développer. Ce phénomène n'a pas été anticipé par nos hommes d'états qui ont prôné la mondialisation comme projet idéologique de société. Conséquence: Toutes les matières premières ne sont plus en quantité assez importante pour subvenir à tous les besoins, idem pour les produits alimentaires de première nécessité. Ce qui est rare est cher ! Et tous les prix augmentent, de façon plus ou moins irrationnelle, car les spéculateurs se sont rapidement engouffrés dans la brèche, amplifiant ainsi le processus.

    LA LOI GALLAND

    La mondialisation a également permis aux grandes marques de l'agro-alimentaire et aux grandes enseignes de distribution de racheter ou d'éliminer toutes les petites entreprises de leur secteur d'activité. Ces multinationales se sont placées dans une position de quasi monopole. Et lorsque ce n'est pas le cas, elles se concertent pour fixer les prix, mettant ainsi à mal le premier principe de la Mondialisation, c'est-à-dire: La libre concurrence !

    En 1996, Louis Galland, alors ministre du gouvernement Juppé, fait voter une loi qui s'intitule: "Loi sur la loyauté et l'équilibre des relations commerciales". En fait, cette loi est le résultat d'un lobbying effréné des puissantes industries agro-alimentaires… En effet, avant la loi Galland, ce sont les grandes enseignes de distribution qui fixent les prix. Plus elles achètent au plus bas prix et plus leur marge est confortable. Les industries agro-alimentaires sont "pieds et poings liés" devant la grande distribution qui écoule la plus grande quantité de leurs produits. Sans les grands distributeurs, ils ne vendent rien, ou presque. Par contre, ils sont maîtres de leur prix devant les petits magasins indépendants (loi du plus fort) qui n'ont plus qu'à disparaître, car, même avec une marge minimum, leurs prix sont bien plus élevés qu'en supermarché. Nos hommes politiques de l'époque repèrent enfin le bon prétexte pour satisfaire le lobby des industries agro-alimentaires ! Faire une loi pour "SAUVER LES PETITS COMMERCANTS". C'est donc la loi Galland !

    Et que dit cette loi ? Je résume:

    En premier: C'est le fournisseur qui fixe le prix de vente à la grande distribution. Celle-ci ne peut ni négocier ni contester.

    En second: le prix fixé ne doit pas être bradé ! Tout doit déterminer le prix: coût de revient, les marges bénéficiaires, les taxes diverses, le coût social de l'entreprise, etc. Il faut déterminer un prix qui inclut absolument tout ! Des contrôles sont prévus dans la loi pour pallier aux contrevenants (on imagine qu'ils ne doivent être nombreux).

    La grande distribution gueule mais encaisse le coup ! Etre obligé d'accepter un prix d'achat sans négocier devient la loi. Rapidement, elle a cherché et trouvé le moyen de contourner cette loi. Cela s'appelle les "MARGES ARRIERES" !

    Cela appelle notre réflexion !  "De deux choses l'une": ou nos hommes politiques sont trop cons pour nous gouverner ou "ils en croquent". Faire une loi sans contraintes en faisant confiance à ce type d'acteurs me sidère !... Pas vous ?

    Après concertation avec l'industrie agro-alimentaire,  La grande distribution a donc mis en place sa parade, sans déroger à la loi (Qu'elle facilité !). Je vous expose le principe mis en place pour nous baiser encore plus, tout en respectant la loi !

    Exemple d'un produit vendu en France:

    10 € C'est le prix de revient réel d'un produit quelconque fabriqué dans un pays émergeant.

    20 € C'est le résultat de l'extrapolation de ce prix de revient "exotique" vers un prix de revient du même produit qui serait fabriqué en France, compte tenu du coût de la main-d'œuvre, des charges, taxes, etc.

    Pour être tout de même compétitif, l'industrie agro-alimentaire "A" fixera le prix final de vente de ce produit à 18 €. Vous noterez, au passage, qu'il y a déjà une marge de 8 € qui va dans leur poche (réalisée sur le dos du pauvre travailleur).

    Pour respecter la loi Galland, "A" impose aux grandes enseignes de distribution "D" ce prix de 18 €. Mais comme "A" sait que "D" lui demandera de lui payer 5 € pour "des services" en compensation de ce prix non négociable , "A" fixe le prix de vente de ce produit à 25 €.

    Les 5 € que devra reverser "A" à "D" s'appellent les MARGES ARRIERES ! Légalement, c'est justifié par un contrat de "services" que rendrait "D" à "A". En réalité, ces soi-disant services ne sont pas toujours rendus, mais lorsqu'ils le sont, ils ne coûtent rien à "D".

    Résultat de cette première arnaque légalisée: "A" se met 10 € dans la poche: 10+8+(7-5).

    La grande distribution "D", empoche déjà 5 € avec l'opération de marge arrière. Le produit ne peut être vendu en-dessous de 25 € car, en France, il est interdit de vendre à perte. En effet le prix réellement facturé par "A" à "D" est bien de 25 €.

    "D" va prendre sa marge commerciale sur ce produit qui passe ainsi à 28 €, prix de vente en rayon aux consommateurs. Exceptionnellement, "D" pourra vendre, en promotion, à "prix coûtant" ce produit, pas moins de 25 €.

    Résultat de cette seconde arnaque légalisée: "D" se met 8 € dans la poche: 5+3.

    Avez-vous compris la mécanique ? Ce système fonctionne depuis plus de dix ans et personne n'y trouve à redire ! C'est scandaleux !!! Nous payons un produit 28 €, alors, qu'en réalité,  nous aurions du le payer entre 15 et 20 €, soit moitié moins, si la loi Galland n'avait pas existé.

    Depuis 10 ans, les industries agro-alimentaires et les grandes centrales de distribution ont dégagé des bénéfices faramineux leur permettant de se développer ou de délocaliser dans le monde entier ( 141 magasins Carrefour en Chine !!!). Elles n'ont pas eu besoin d'avoir recours aux banques ou aux actionnaires. Elles se sont servi des consommateurs qui, eux, contrairement aux précédents ne demanderont jamais d'intérêts !

    LA LOI RAFFARIN de 1996

    Cette situation du commerce de distribution issue de la loi GALLAND attire aussitôt l'attention des hard-discounteurs. Vendre "low cost" (bas prix) en France revient à vendre presque normalement dans les autres pays. Ces Hard discounteurs étrangers (Allemands en particulier) veulent inonder la France de leurs magasins. Ils se précipitent en Alsace où leurs enseignes (Aldi, Lidl) font fureur au détriment des grands distributeurs français. Pour Carrefour, Leclerc, etc. Rien ne va plus ! On ne va tout de même pas les priver de s'en mettre plein les poches grâce à la loi Galland !... C'est proprement scandaleux !

    Première parade: Créer des marques de magasins discount qui leur appartient. Ce sera Leader price, netto, etc.

    Deuxième parade: Faire comme les industries agro-alimentaires qui ont obtenu leur loi Galland. Entreprendre auprès du gouvernement Juppé un puissant lobbying ! 

    Et ça marche ! Ce sera la loi Raffarin!   

    Alors ministre des PME du gouvernement Juppé. La loi RAFFARIN a abaissé de 1000 à 300 mètres carrés la surface au-delà de laquelle il est obligatoire d’obtenir une autorisation administrative pour ouvrir un supermarché. M. RAFFARIN entendait « défendre » le petit commerce contre les grands distributeurs (toujours le bon prétexte qui sert !). Il souhaitait aussi limiter l’expansion des enseignes spécialisées dans le maxi discount, qui, comme chacun le sait, sont là pour pénaliser le consommateur en pratiquant des prix bas… Il n’y a pas besoin d’être grand économiste pour comprendre que la loi RAFFARIN menace la concurrence, qu’elle est faite pour protéger des intérêts corporatistes des grandes enseignes de distribution.

    Ainsi, c'est une commission qui est chargée de délivrer une autorisation administrative pour espérer ouvrir un nouveau magasin de discount en France. La loi précise la composition de cette commission:

    2 représentants des autorités administratives (Préfet, Chambre de commerce)

    2 représentants des élus locaux (Conseil général, Mairie)

    2 représentants des grandes enseignes

    2 représentants des industries agro-alimentaires

    1 représentant des associations de consommateurs

    La loi précise que la commission peut être étendue à d'autres acteurs économiques (urbanisme, ministère du travail, etc.) mais que 4 avis négatifs suffisent à ne pas autoriser l'implantation de nouvelles surfaces de vente. Depuis la loi Raffarin, aucun hard discounteurs autres que ceux des grandes enseignes françaises n'a pu s'implanter en France !...

    La loi Raffarin est dénoncée par Bruxelles comme anti concurrentielle. Une procédure d'infraction a été ouverte pour que cette loi soit modifiée sinon abrogée. Dans le cas contraire, la France devra payer de fortes amendes à l'Europe. Parions que c'est nous qui paierons encore !

    LA LOI AUBRY SUR LES 35 HEURES

    Pour rester compétitives, les chefs d'entreprises n'avaient qu'un rêve: maintenir au plus bas les rémunérations de leurs salariés. En France, en 1998, sous le gouvernement Jospin, La loi Aubry sur les 35 heures de travail hebdomadaire a exaucés leur vœu le plus cher (si j'ose dire !). En effet, afin de négocier le passage de 39 à 35 heures, le gouvernement a autorisé le patronat à geler les salaires pour les employés déjà en place et à ne rémunérer réellement que 35 heures pour les futurs travailleurs (35 h payées 33 dans la grande distribution pour décompter les temps de pause sur le lieu de travail ! scandaleux !  {Voir commentaires en bas de ce billet}.

    Conséquences: La période de glaciation dure depuis 10 ans. Les nouveaux embauchés se voient offrir des salaires au niveau du SMIC, même pour nos jeunes diplômés ! Pire… Le patronat a réussi à faire produire en 35 heures ce que les employés réalisaient en 39 h, faisant ainsi de la France, le pays le plus productif au monde !!! Mais aussi, celui dans lequel, la moyenne des revenus est la plus basse après une fiscalité la plus élevée du monde (46% des nos revenus).

    LE PASSAGE A L'EURO EN 2002

    Comme chacun sait, le passage à l'Euro en 2002 fut un facteur aggravant de la montée des prix. En effet, il est prouvé, qu'avant le passage à l'Euro, les grands distributeurs ont relevés les prix, au minimum, de quelques centimes de francs pour pouvoir arrondir au centime d'Euro supérieur comme leur permettait la loi. Encore quelques millions d'Euros dans leur poche au détriment du consommateur ! Personne ne dit rien ! Aucune enquête officielle, aucune sanction ! Pourquoi se priver d'une telle opportunité ?...

    EPILOGUE

    Mon analyse est loin d'être exhaustive. Elle résume de façon simple une situation de fait. Notre gouvernement vient de découvrir que les prix ont fortement augmenté. De qui se moque-t-on ? Quelle seront les mesures qu'il mettra en œuvre pour pallier cette montée des prix ? Je connais la réponse: "Nous n'avons pas les moyens d'agir directement sur les prix !". Alors, que faire ? La seule solution consiste, en vérité, à remonter sérieusement les salaires ! L'inflation nous menace. Voilà où nous conduit la politique du tout libéral.

    La liberté sans règles conduit au chaos !

    Comments (7)

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    Père Malo .wrote:
    Hé ! Salut Pops, il en est où ton Pouvoir d'Achat aujourd'hui ?
    Ta Pension a augmenté au même rythme que l'inflation et les promesses électorales ont été tenues ?
    En toute amitié, qui n'a rien à voir avec nos idées politiques respectives, jette un oeil sur cette petite vidéo :
    http://www.youtube.com/watch?v=rseAMz1uLjs
    @+ René
    Patrice.
    Feb. 14
    Renoncourtwrote:
    A propos des lois GALLAND et RAFFARIN, il se trouve que pour tout au moins les légumes qui ne sont pas des produits finis et qui peuvent être achetés par le petit commerçant directement au producteur ,comment se fait-il que les légumes soient ausi cher  sinon plus cher chez le petit commerçant ?Toute règle à ses cotés pervers dés lors que l'on cherche un peu,ça c'est une règle de base que l'on oublie souvent et qui fait qu'une loi fini par produire l'effet inverse pour lequel elle a été rédigée.
    Apr. 22
    Renoncourtwrote:
    A propos des 35 heures,c'est bien une idée de gauche non?et en ce qui concerne le volume et la complexcité des lois régissant le travail,il est urgent de toiletter cette bête immonde qui ne protège pas toujours comme on le remarque souvent mais qui de surcroît induit des délocalisations et une certaine frilosité à produire en France.Alors ces règles ne doivent pas comme aujourd'hui s'empiler les unes sur les autres de sorte que même le magistrat se perd dans les méandres induits mais faire l'objet d'un examen global qui prend en compte les données humaines et religieuses d'aujourd'hui.
    Apr. 21
    Renoncourtwrote:
    Décidément,il me semble qu'il n'y a que la gauche qui puisse rétablir les choses et endetter encore plus gravement notre pays.Je dirais même que le sectarisme dont vous faites preuve donne toutes les chances à l'extrème gauche qui apparemment à la critique facile mais refuse des responsabilités gouvernementales pour ne pas être critiquable.Enfin si je vous dit URBA....? et CARREFOUR du.....? cela ne vous dit rien.?la mort accidentelle d'état de monsieur Bérégovoy, les accidents cardiaques qui tombent bien  comme Charles Hernu? Patrice Pelat etc etc .C'est pour le moins étrange non?
    Apr. 17
    La grande distribution doit 5 % de salaires à ses smicards !

    En effet, de nombreuses enseignes de la Grande Distribution calculent le SMIC en intégrant le forfait pause de 5% prévu par la Convention Collective (Cf. Des salariés payés en dessous du smic – Sébastien Lernould, Le Parisien du 10 décembre 2007)

    Ainsi, à l’examen de la grille de salaire CARREFOUR notamment, les Inspecteurs du travail constatent que les salaires des niveaux IA, IB et IIA n’atteignent le SMIC qu’en incluant le forfait pause (L’Hyper n°259/08 du 26 Janvier 2008 - Gazette des Délégués CFDT Carrefour)

    Or, le fait d’intégrer la pause dans le calcul du salaire pour le respect du SMIC est contraire aux dispositions de l’article D. 141-3 du Code du travail.

    Pour la vérification du respect de l’assiette minimale des cotisations de sécurité sociale, la rémunération à comparer au salaire minimum de croissance doit être calculée sur la base du nombre d’heures de travail effectif à l’exclusion des temps de pause.

    Cass. Soc. 1er février 1989 N° de pourvoi : 86-15766

    « Qu’en statuant ainsi après avoir relevé que l’horaire de travail incluait des temps de pause alors que la rémunération à comparer au salaire minimum de croissance doit être calculée sur la base du nombre d’heures de travail effectif à l’exclusion du temps nécessaire à l’habillage et au casse-croûte, la cour d’appel a violé les textes susvisés (ensemble les articles L. 212-4 et D. 141-3 du Code du travail) »

    Les salariés concernés peuvent demander au Conseil de Prud’hommes un rappel de salaire sur 5 ans.

    Eric ROCHEBLAVE

    Avocat Spécialiste en Droit Social

    Mar. 21
    Picture of Anonymous
    petesampras89 wrote:
    pour etre precis
     
    c 33.25h payés, et des millions deuros de benefice net, cava peter
    3 minutes par heure donc pour 35h=1h45= soit 36.75 sit heures pauses payées ou 33.25 si pas payées.
    60 minutes=100
    45             =75
    Mar. 19
    Père Malo .wrote:
    Es-tu toujours aussi sûr qu'il faut toujours rester dans la Vigilance ?
    N'est-il pas grand temps d'entrer dans la Résistance ?
    Patrice.
    Mar. 9

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